Tuwindi et son partenaire, Open Society Foundation, forment 25 spécialistes de la Situation Room Électorale en Afrique de l’Ouest anglophone et lusophone à Freetown, Sierra Leone

Tuwindi, en partenariat avec le bureau Afrique (AfRO) et Afrique de l’Ouest  OSIWA d’Open Society Foundation a démarré ce lundi 28 août 2017 à l’Hôtel Golden Tulip de Freetown en Sierra Leone un séminaire sous-régional de formation professionnelle de quatre (4) jours sur la Situation Room Electorale et l’ESR Toolkit.
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Sénégal : la majorité présidentielle remporte haut la main les législatives

La coalition menée par le parti du chef de l’Etat sénégalais Macky Sall a remporté les élections législatives de dimanche dans le pays, obtenant 125 sièges de députés sur 165, selon des résultats officiels communiqués par l’agence de presse sénégalaise APS.

La majorité présidentielle a obtenu 49,48% des suffrages exprimés, selon la Commission nationale de recensement des votes citée par APS, avec 1.663.447 voix. Elle obtient ainsi une majorité écrasante à l’Assemblée, avec 125 sièges sur 165.

La coalition de l’ex-président Abdoulaye Wade a remporté 19 sièges, avec 549.551 voix, tandis que la liste du maire de Dakar, Khalifa Sall, en a elle remporté sept, toujours selon APS.

Ces résultats, donnés dans la nuit de vendredi à samedi, doivent encore être confirmés par le Conseil constitutionnel.

Sur 165 sièges de l’Assemblée, élue pour cinq ans, 105, dont les 15 de la diaspora, sont pourvus au scrutin majoritaire, un système favorisant le parti arrivé premier dans chaque département, puisqu’il en rafle tous les sièges. Soixante autres sièges sont répartis à la proportionnelle.

Des résultats partiels annoncés jeudi donnaient la majorité victorieuse à Dakar. Ces résultats avaient été immédiatement contestés par le camp de Khalifa Sall, en prison depuis mars pour détournement de fonds présumé.

Dès lundi, la majorité avait revendiqué sa victoire, assurant avoir gagné dans 42 des 45 départements du pays.

Quelque 14 partis seront au total représentés à l’Assemblée nationale sénégalaise, dont dix qui auront chacun un député dans l’hémicycle, résume APS. Le scrutin a été marqué par une présence record de 47 listes, contre 24 en 2012.

Le taux de participation a été officiellement de près de 54% lors de ce scrutin. Plus de 6,2 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans quelque 14.000 bureaux au Sénégal et dans huit « départements de l’étranger ».

Zimbabwe : des partis d’opposition se coalisent pour battre Mugabe en 2018

Le principal chef de l’opposition au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a annoncé samedi la formation d’une grande coalition de plusieurs partis d’opposition, dont le sien, en vue de défier à la présidentielle de 2018 l’inamovible Robert Mugabe, à la tête du pays depuis 1980.

Le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) s’est à nouveau uni avec son ancien adjoint, Welshman Ncube, et un ancien proche, Tendai Biti, et s’est allié avec quatre partis d’opposition pour faire face à la Zanu-PF, parti de Robert Mugabe, aux élections de 2018.

« Pour que tout devienne possible, nous, partis d’opposition, devons nous unir », a lancé samedi Morgan Tsvangirai à des milliers de partisans lors d’un meeting organisé pour lancer la coalition. « Nous avons parcouru tout ce chemin ensemble, et nous terminerons ce voyage ensemble. Nous allons dépasser cette compétition inutile et malsaine ».

M. Tsvangirai, candidat malheureux à la présidentielle à plusieurs reprises, a exhorté les différents partis à surmonter les querelles qui ont miné l’opposition dans le passé: « La prochaine étape, c’est de mener une vraie campagne contre la Zanu-PF (…) Cette coalition vise à stopper l’éclatement ».

Parmi les partis qui ont signé cet accord de coalition figure notamment « Le Peuple du Zimbabwe d’abord », mené par le vétéran de la guerre d’indépendance et ex-diplomate Agrippa Mutambara.

Tendai Biti, qui avait quitté le MDC pour créer son propre parti, a commenté de son côté: « nous devons nous unir pour donner au peuple du Zimbabwe une autre chance de battre Robert Mugabe ».

« Nous sommes ici aujourd’hui pour corriger les erreurs du passé », a déclaré Welshman Ncube.

Les différents partis se sont mis d’accord pour se ranger derrière M. Tsvangirai comme candidat à la prochaine présidentielle.

Malgré ses 93 ans, M. Mugabe, plus vieux chef d’Etat en exercice de la planète, a déjà été investi candidat du parti au pouvoir pour le scrutin de 2018. Il dirige d’une main de fer le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays de la Grande-Bretagne en 1980. Sous son régime autoritaire, le Zimbabwe s’est considérablement appauvri et traverse aujourd’hui une grave crise économique.

En mai, M. Tsvangirai et une ex-proche de Robert Mugabe en rupture de ban, Joice Mujuru, avaient annoncé être en discussions pour contracter un improbable mariage politique avec l’ambition de faire tomber Mugabe. Mais ces pourparlers ont échoué, notamment sur la question de la désignation du candidat à la présidentielle et la répartition des sièges parlementaires.

Le Kenya, sous tension, se rend aux urnes mardi

Les Kényans votent mardi pour des élections générales âprement disputées et l’issue incertaine de la présidentielle opposant le chef de l’État Uhuru Kenyatta au leader de l’opposition Raila Odinga a ravivé la crainte de violences électorales.

Quelque 19,6 millions de Kényans vont élire leurs président, gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l’assemblée. Ces élections interviennent 10 ans après celles de 2007 marquées par les pires violences depuis l’accession à l’indépendance en 1963 de cette ancienne colonie britannique.

L’opposition, déjà emmenée par Raila Odinga, avait crié à la fraude à l’annonce de la réélection du président Mwai Kibaki. Le Kenya avait plongé dans deux mois de violences politico-ethniques et de répression policière, qui avaient fait au moins 1.100 morts, plus de 600.000 déplacés et traumatisé un pays jusque-là réputé stable.

Cette année, la réédition du duel de 2013 a donné lieu à une campagne acrimonieuse. Les invectives l’ont souvent emporté sur les propositions, le président refusant même de débattre à la télévision avec son principal adversaire. Six autres candidats sont en lice, mais ils ne pèsent même pas 1% des voix à eux six, selon les sondages.

Le vote au Kenya se joue plus sur des sentiments d’appartenance ethnique que sur des programmes, et MM. Kenyatta (un Kikuyu) et Odinga (un Luo) ont mis sur pied deux puissantes alliances électorales.

Pour les sondeurs, la présidentielle se jouera sur la capacité des deux camps à mobiliser leurs sympathisants, le tout sous la surveillance de robustes missions d’observation de l’Union africaine et de l’Union européenne notamment.

La campagne s’est déroulée dans un calme relatif jusqu’à ce qu’elle soit ternie dans sa dernière semaine par l’assassinat d’un responsable informatique de la commission électorale. Vendredi, l’opposition a en outre accusé la police d’avoir emporté du matériel informatique lors d’un raid musclé dans un de ses locaux devant abriter un centre parallèle de comptage des voix.

La police kényane a nié toute implication dans ce raid, et l’opposition a assuré que l’incident n’aurait pas de répercussion sur sa capacité à comptabiliser les voix.

– Déploiement sécuritaire –

Pour la deuxième fois de son histoire, le pays a recours au vote électronique et pour de nombreux observateurs, la crédibilité du scrutin repose sur la fiabilité du système.

Mardi, de 06H00 à 17H00 (03H00 à 14H00 GMT), les électeurs se rendront dans un des quelque 41.000 bureaux de vote où ils feront l’objet d’une reconnaissance biométrique (empreintes digitales). Les résultats de chaque bureau seront transmis par voie électronique à la commission électorale.

En 2013, une partie du système électronique s’était effondré, alimentant les soupçons de fraude à l’annonce de la victoire, dès le premier tour, d’Uhuru Kenyatta, fils du père de l’indépendance Jomo Kenyatta.

Le scrutin va donner lieu au déploiement sans précédent de quelque 180.000 membres des forces de sécurité répartis aux quatre coins de ce pays d’Afrique de l’Est un peu plus grand que la France métropolitaine.

Outre la présidentielle, l’élection des gouverneurs des 47 comtés, fruit d’une décentralisation mise en ?uvre en 2013, pourrait également déboucher sur des troubles localisés.

Comme à chaque élection dans ce pays de plus de 48 millions d’habitants, de nombreux Kényans travaillant dans les grandes villes sont rentrés dans leurs villages pour voter, mais aussi par mesure de précaution. Certains faisaient également des provisions dans les supermarchés.

– Rejet des résultats? –

A 72 ans, Raila Odinga, candidat de la Nasa (National Super Alliance), une coalition d’opposition regroupant cinq partis, se présente à la présidentielle pour la quatrième et certainement la dernière fois.

Le leader de l’opposition affirme s’être fait voler la victoire en 2007 et il avait rejeté les résultats en 2013 avant que la Cour suprême ne les valide définitivement.

Cette année, l’opposition a opté pour une stratégie consistant à « protéger (ses) voix » et n’a cessé de dénoncer de possibles fraudes en préparation. Le chef de la commission électorale a assuré que le vote électronique, testé avec succès mercredi, ne permettrait pas de telles fraudes.

Le président Kenyatta, 55 ans, et son vice-président William Ruto rejettent les allégations de l’opposition et l’accusent de préparer l’opinion au rejet de leur réélection.

Les deux hommes, débarrassés en cours de mandat des poursuites de crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale pour les violences de 2007-2008, ont fait campagne sur leur bilan économique.

Depuis 2013, le pays a aligné des taux de croissance à plus de 5% et développé ses infrastructures, dont la nouvelle ligne ferroviaire entre Nairobi et le port de Mombasa sur l’océan Indien.

Cette solide croissance s’est toutefois accompagnée d’une hausse des prix des biens alimentaires, notamment de la farine de maïs, nourrie par une nouvelle sécheresse au début de l’année.

Cette hausse du coût de la vie vient de loin en tête des préoccupations dans les sondages, bien avant la corruption qui a pourtant largement éclaboussé le gouvernement Kenyatta.

Par AFP

Présidentielle au Rwanda : victoire écrasante pour Paul Kagame, avec plus de 98% des voix

Le chef de l’État sortant Paul Kagame, qui dirige le Rwanda d’une main de fer depuis 23 ans, a obtenu une victoire écrasante à l’élection présidentielle, en étant réélu avec plus de 98% des voix, selon des résultats partiels divulgués samedi.

La Commission électorale (NEC) a publié dans la nuit des résultats portant sur 80% des bulletins dépouillés, qui donnent M. Kagame très largement en tête avec 98,66% des suffrages exprimés, ses deux adversaires recueillant chacun moins de 1%.

La NEC estime que 97% des 6,9 millions d’électeurs inscrits ont voté. Selon ces résultats partiels, l’indépendant Philippe Mpayimana obtient 0,72% des suffrages exprimés, et Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert, le seul parti d’opposition au Rwanda, recueille 0,45% des voix.

« Nous pensons qu’à ce niveau, nous aurons les mêmes résultats demain (samedi matin, ndlr). Il n’y aura pas de changement après que nous ayons compté 100% des votes », a déclaré le président de la NEC, Kalisa Mbanda.

Dès le début de la soirée, alors que le scrutin s’était déroulé dans le calme vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Kigali devant un écran géant installé dans un gymnase proche du stade national, pour fêter la victoire attendue de M. Kagame.

– ‘Un homme exceptionnel’ –

« Nous fêtons Paul Kagame », a lancé un jeune homme dansant au rythme d’une musique pop assourdissante. « Un bon résultat c’est le FPR de Paul Kagame, mais on est confiant, il va gagner », a confié un autre, Bruce Iraguha, 22 ans.

Avant même le scrutin, une large victoire de M. Kagame, 59 ans, un visionnaire pour les uns, un despote pour les autres, qui briguait un troisième mandat de sept ans, était attendue.

Ses deux adversaires étaient passés quasiment inaperçus dans une campagne phagocytée par le Front patriotique rwandais (FPR), parti contrôlant toutes les sphères de la société de ce petit pays de la région des Grands Lacs.

Paul Kagame « a libéré le pays, il a stabilisé le pays, et maintenant on peut marcher dans tout le pays nuit et jour sans problème », a expliqué Jean-Baptiste Rutayisire, un entrepreneur de 54 ans, qui a voté dans le même bureau du centre de Kigali que le président.

« Il a fait beaucoup pour le pays et il continue (…), c’est un homme exceptionnel », a-t-il ajouté, en avouant ne pas connaître MM. Mpayimana et Habineza.

Conscient de n’avoir quasiment aucune chance de l’emporter, M. Habineza s’était cependant réjoui que pour « la première fois depuis 23 ans un parti d’opposition se trouve sur les bulletins de vote », dans un entretien téléphonique vendredi avec l’AFP. Dans le Rwanda post-génocide, seuls des candidats indépendants ou alliés à M. Kagame avaient jusque-là pu se présenter à l’élection présidentielle.

– Opposition de ‘façade’ –

En amont du scrutin, MM. Habineza et Mpayimana s’étaient plaints de nombreuses difficultés, dont le peu de temps à leur disposition pour lever des fonds et faire campagne.

Lors d’un récent meeting, M. Habineza avait assuré à l’AFP que placarder les couleurs de son parti avait été un vrai défi: « On nous a dit qu’on ne pouvait pas mettre nos drapeaux là où le FPR avait mis les siens, mais malheureusement le FPR a mis les siens partout! ».

Par AFP

Ghana- Ouganda Plus de pays africains bloquent l’accès à Internet pendant les élections

La semaine dernière, le Ghana, largement reconnu comme l’un des modèles de l’Afrique pour la meilleure pratique démocratique, a perpétré les gardiens de la démocratie en garde lorsque le chef de police du pays a annoncé que le gouvernement entend fermer les médias sociaux le jour du scrutin de novembre. L’arrêt doit se dérouler de 5h à 19h « pour s’assurer que les médias sociaux ne sont pas utilisés pour envoyer des informations trompeuses qui pourraient déstabiliser le pays ».

Bien qu’il s’agisse d’une surprise, le Ghana fait ce mouvement, il est devenu plus courant pour plusieurs autres pays africains qui n’ont pas été aussi courtois que de donner avis aux électeurs avant de limiter l’utilisation des médias sociaux et le droit à la liberté d’expression autour des élections.

Deji Olukotun du groupe de défense de la liberté de l’Internet Access Now, note que le Ghana «cherchait clairement ce que d’autres pays ont fait». Les citoyens en Ethiopie, au Congo, au Tchad, en Ouganda et ailleurs ont constaté que les élections sont un moment particulièrement populaire pour réprimer les médias sociaux .

 Les plateformes de médias sociaux sont devenues une partie essentielle de la mobilisation politique en Afrique. Considérons l’Ouganda, qui a connu ses deuxièmes médias sociaux fermé dans trois mois dans les jours où le président Yoweri Museveni a été assermenté pour son cinquième mandat controversé. Auparavant, les ougandaisétaientconfrontés à un arrêt des médias sociaux le vendredi dernier . Les personnes ont eu recours à des réseaux privés virtuels pour contourner les restrictions pour utiliser Facebook, Twitter et WhatsApp.

Alors que les médias sociaux peuvent sembler frivole pour ceux de l’Ouest, ces plates-formes sont devenues un élément essentiel de la mobilisation politique en Afrique. Selon l’analyse, les comptes de Twitter d’Afrique tissent plus sur la politique que les comptes d’autres continents.

Il est également largement reconnu que le mouvement #BringBackOurGirls a attiré une attention internationale sans précédent et a mobilisé son soutien dans tout le Nigeria et au-delà pour reconnaître la crise de Boko Haram dans le nord-est du pays.

 Les pays africains qui ont des médias sociaux limités ont généralement justifié leur suppression en citant des «problèmes de sécurité». Moins bien médiatisé est le rôle que les médias sociaux et le hashtag #NigeriaDecide ont joué pour aider le pays à organiser des élections libres et équitables l’année dernière. La Commission électorale nationale indépendante (INEC) a encouragé les citoyens à utiliser le hashtag pour faire rapport sur les conditions de vote dans tout le pays, afin de « vérifier la légitimité des … élections ». Les 10 000 observateurs électoraux à travers le pays non seulement s’engagent dans leur tradition Le suivi des responsabilités, mais a également suivi les messages des médias sociaux pour identifier et résoudre les problèmes dans les bureaux de vote. Un rapport de Demos a révélé que plus de 12 millions de tweets concernant les élections nigérianes ont été publiés.

Comme au Kenya et en Afrique du Sud, les médias sociaux ont continué à jouer un rôle important dans le paysage politique du Nigeria, où les utilisateurs expriment leur soutien, leur indignation et leur confusion sur les événements quotidiens et les développements détaillés dans le pays. Les lignes de front dans la lutte pour préserver la liberté d’expression et promouvoir la démocratie peuvent être les smartphones dans les poches des électeurs africains.

Les dirigeants d’autres pays africains semblent craindre ce qu’ils considèrent comme le potentiel déstabilisant de cette technologie et ont cherché à le limiter. Cette tentative de contraction de la communication n’est guère nouvelle: les médias traditionnels ont longtemps été soumis à la censure et au contrôle du gouvernement.

En Ouganda, par exemple, la radio est la principale source de nouvelles pour environ 90% des Ougandais et «un grand nombre de stations de radio … appartiennent soit à des dirigeants politiques gouvernementaux ou locaux, mais qui menacent souvent de licencier des journalistes qui sortent de Ligne . « Contrôler le flux d’information est une tactique autoritaire; Alors que l’étouffement des médias sociaux peut sembler modeste, c’est une extension claire d’un modèle séculaire de répression dans une nouvelle sphère technologique.

Quelle sécurité?

Les pays qui ont des médias sociaux limités ont généralement justifié leur suppression en citant des «problèmes de sécurité». La récente panne de l’Ouganda a été justifiée au motif que les chefs d’état-major invités à la jurage offraient l’occasion d’ attaques terroristes , bien que cette menace soit relativement limitée et généralement sans rapport avec la disponibilité des médias sociaux. Une logique similaire était derrière l’arrêt temporaire des télécommunications et d’Internet la veille des élections présidentielles de mars Congo-Brazzaville, pour « des raisons de sécurité et de sécurité nationale ». « Le vaste programme de surveillance internet d’Éthiopie et la persécution agressive sont justifiés sous les auspices d’un projet de loi antiterroriste promulgué en 2009.

 Access Now estime de façon prudente que l’Ouganda a perdu 25 millions de dollars le jour des élections après avoir bloqué les médias sociaux. Réduire la suppression de la liberté d’expression dans la langue de la sécurité nationale permet non seulement d’emprisonner et d’intimider les militants, mais il est plus difficile pour la communauté internationale d’exercer une pression pour la réforme. En fait, dans certains milieux, l’engagement apparent à la lutte contre les groupes terroristes et au renforcement de la sécurité nationale rend ces pays de plus en plus autocratiques comme des partenaires stratégiques précieux sur le sous-continent.

À l’échelle mondiale, les gouvernements et les militants s’attaquent aux énormes opportunités offertes par les nouveaux médias et luttent pour définir le rôle que ces technologies devraient jouer dans le paysage politique. Olukotun d’Access Now note que ces sortes de mesures de répression ont des ramifications économiques tangibles; Il affirme qu’ils sont «un instrument émoussé qui fait mal à tout le monde».

En retraçant le déclin des transactions d’argent mobile – populaire en Afrique subsaharienne – Access Now estime que l’Ouganda a perdu 25 millions de dollars le jour du scrutin. Olukotun souligne que ce n’est que l’impact économique de référence, en soulignant que 25 millions de dollars ne sont qu’un «chiffre d’ébauche», il ne regarde même pas les effets de l’arrêt de la communication. »Bien que ce débat soit permanent, complexe et controversé, il est Il est essentiel que nous n’autorisons pas les gouvernements autocratiques à limiter le droit à la liberté d’expression sur ces plates-formes – en invoquant des préoccupations de sécurité amorphe sans preuve d’une menace tangible, ne peut être toléré.

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(Reuters / Akintunde Akinleye)

Kenya : Uhuru Kenyatta, président sortant, fuit devant son adversaire, pour le débat présidentiel

Le président kényan Uhuru Kenyatta, candidat à sa propre succession, pour le scrutin du 8 août, a finalement décidé de ne pas participer au débat télévisé de ce lundi 24 juillet. Les deux principaux candidats pour les élections présidentielles au Kenya, Uhuru Kenyatta et son principal rival, Raila Odinga, porte-drapeau de la coalition d’opposition ont laissé planer le doute sur leur venue, jusqu’à la dernière minute. Ils avaient tous deux critiqué les modalités d’organisation du débat. Finalement, le président Uhuru Kenyatta a boudé l’exercice, laissant son principal opposant répondre seul aux journalistes pendant 90 minutes.

M. Odinga a donc eu quatre-vingt-dix minutes pour expliquer ses projets, attaquer le président et le gouvernement sortants et défendre le travail accompli lorsqu’il était premier ministre après les élections controversées de 2007 qui avaient abouti à un partage du pouvoir. Ce numéro de soliste s’est déroulé alors que plusieurs sondages prédisent un scrutin extrêmement serré comme celui de 2007.

« Vis-à-vis du pays, Uhuru Kenyatta se devait de participer, de répondre de ses cinq années » à la présidence, estimait lors d’une analyse après ce rendez-vous manqué Miguna Miguna, un ancien conseiller de M. Odinga.

D’autres analystes jugeaient que cette absence donnait un coup de pouce à M. Odinga. Mais un responsable de la campagne de Kenyatta a répliqué : « Nous n’en voyons pas l’intérêt, c’est un débat qui n’affectera pas le scrutin du 8 août». Uhuru Kenyatta, absent du débat de ce lundi, s’était adressé au Kényans dimanche matin, lors d’un live sur Facebook, répondant à des questions choisies,  ce qui a suscité la colère de nombreux internautes.

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Mais pour le candidat de l’opposition, Raila Odinga , « Le coût de la vie a fortement augmenté, tandis que le salaire moyen a seulement augmenté de 12% et les Kényans le ressentent. Le problème, c’est le chômage. Le problème, c’est la corruption qui affecte notre économie. Je me présente du fait de mon engagement à changer ce pays », a-t-il souligné.

A 72 ans, Raila Odinga débute sa quatrième campagne présidentielle. Vraisemblablement la dernière de sa très longue carrière politique : ancien premier ministre (2008-2013), il fut en effet déjà candidat malheureux en 1997, 2007 et 2013.

Sénégal : Abdoulaye Wade empêché de rentrer au Sénégal pour la campagne des législatives

L’ancien président du Sénégal, Abdoulaye Wade, à 91 ans, est en tête de liste du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) pour les législatives du 30 juillet 2017. La campagne pour le choix des 165 députés, a commencé  ce dimanche 09 Juillet en l’absence du pape de Sopi, prévu pour atterrir ce lundi 10. En effet, selon le directeur des ADS (Agence des aéroports du Sénégal), la note devant permettre à Abdoulaye Wade de fouler le sol sénégalais à bord d’un jet privé n’a jusqu’au vendredi dernier déposé au bureau de l’Anacim. Histoire pour Pape Maël Diop de rappeler aux wadistes que toutes les dispositions n’ont pas été prises par ce dernier pour rentrer au Sénégal en respectant les règles et procédures. Mais les Wadistes ne l’entendent pas de cette oreille.

Selon Omar Sarr, coordonnateur du PDS (Parti démocratique sénégalais)… « La demande a été déposée le samedi à 06:h8, le matin. Aujourd’hui encore, nous avons fait un rappel. Jusqu’à cette heure-ci, nous n’avons pas encore de réponse. Généralement, après une heure, les demandes sont traitées. Jusqu’à cette heure-ci, nous n’avons pas compris pourquoi il y a autant de retard sur une demande de ce type-là. 
Mais nous espérons que le Président Abdoulaye Wade va quand même pouvoir atterrir dans les conditions normales à l’aéroport de Dakar. Dans le cas contraire, nous allons bien sûr manifester. S’il le faut nous manifesterons devant le Palais présidentiel. Parce que quand même trop c’est trop. Nous pensons quand même qu’ils ne vont pas aller jusque-là. 
Donc si le Président Macky Sall donne l’ordre à l’Anacim de ne pas autoriser l’atterrissage de l’avion du président Abdoulaye Wade, à ce moment ce sera une nouvelle situation. Nous allons riposter autrement. Parce que trop c’est trop. »

Une situation qui risque d’envenimer le climat social, déjà délétère, au Sénégal surtout à cause du maire de Dakar, membre de l’opposition, Khalifa Sall, emprisonné depuis mars pour détournement présumé de fonds publics.

Actuellement, le jet privé de l’ex-chef de l’Etat a déjà décollé ce lundi de l’aéroport du Bourget en France. Un départ suivi depuis le QG du PDS à Dakar, car il a été diffusé en direct par des sympathisants du président sur les réseaux sociaux. Un comité d’accueil se prépare actuellement à Dakar pour l’arrivée annoncée d’Abdoulaye Wade.

Omar Sarr promet « la géhenne au pouvoir si… »

Bénin: le gouvernement lance le recrutement de 386 agents au profit du ministère de l’économie

Le gouvernement du président Patrice Talon joint l’acte à la parole en ouvrant le bal des recrutements par le recrutement de plusieurs centaines d’agents permanents de l’Etat pour le compte du ministère de l’économie et des finances. Le lancement de cette première vague de recrutement vient au lendemain de la promesse faite par le ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales, Mathys Adidjatou lors du lancement officiel des épreuves du concours de recrutement de 94 auditeurs de Justice.

A en croire le ministre Mathys Adidjatou, le lancement dudit concours sera suivi d’une série de concours jusqu’en Décembre 2017. Et comme pour tenir sa promesse, le ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales lance à travers le communiqué N°1175/MTFPAS/DC/SP un recrutement de 386 agents permanents de l’état au profit du ministère de l’économie et des finances.

Selon le même communiqué, ce concours de recrutement d’agents permanents de l’état au profit du ministère de l’économie et des finances sera organisé le samedi 11 Novembre 2017. De l’emploi en perspective pour 386 diplômés sans emploi qui seront soustraits des affres du chômage.

Sénégal-Elections législatives de 2017: Macky Sall décale la date au 30 juillet

Les élections législatives devant élire les 165 députés de la treizième législature seront finalement organisées le 30 juillet prochain. Par décret datant d’hier, vendredi 27 janvier 2017, le chef de l’Etat Macky Sall a repoussé de presque un mois les consultations destinées à renouveler les parlementaires de la douzième législature, des joutes initialement prévues pour le 02 juillet 2017. 

Les élections générales devant recomposer l’Assemblée nationale dirigée par le Progressiste Moustapha Niasse et permettre l’entrée à l’hémicycle des députés de la diaspora seront finalement organisées au Sénégal à la date du 30 juillet 2017. Pour cause, le président de la République, Macky Sall, a décalé de presque un mois (28 jours pour être plus précis) l’organisation de ces joutes initialement arrêtée au 02 juillet, lors d’une réunion du chef de l’Etat avec les leaders des partis d’opposition. Par le biais du décret 2017-171 datant du 27 janvier 2017, le chef de l’Etat a décidé en effet d’une nouvelle date pour le renouvellement de l’instance parlementaire.

Des analystes ne manqueront certainement pas de voir dans cette décision présidentielle une manière de répondre positivement aux critiques de l’opposition, principalement de Mankoo Wattu Senegaal qui avait récusé la date du 02 juillet, car coïncidant avec le Ramadan. Les leaders de l’opposition politique à Macky Sall jugeaient en effet la date inadéquate dans la mesure où ils trouvaient «inadmissible» qu’on batte campagne durant le mois béni du Ramadan dans un pays comme le Sénégal qui compte 95% de Musulmans.  Apparemment, le président de la République a tranché pour apaiser la tension avec une opposition déjà sur le gril, relativement au déroulement du processus électoral comme à la mise en place, voilà deux à trois jours, du comité de veille et de suivi du processus électoral.

Notons enfin que les prochaines élections législatives vont élire les députés de la 13e législature du Sénégal, au nombre de 165 dont 15 parlementaires venant de la diaspora.  Il s’agira là du deuxième scrutin législatif sous le  magistère de Macky Sall, après celui de 2012.