Bénin Présidentielle 2021: Candide Azannaï à nouveau en mission pour Patrice Talon ?

On peut tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ; dit-on. Les derniers développements de l’actualité politique en République du Bénin laissent réfléchir. Mais cette fois avec une conscience en profondeur pour ne pas tomber dans le piège de ces politiciens de l’ancien Dahomey car, en politique, tous les jeux sont ouverts. Et comme, un vieillard assis voit toujours loin et mieux qu’un jeune debout, nous devons tirer des leçons du jeu politique que Talon et Azannaï jouent avec le peuple béninois.

 Candide Azannaï : les dessous d’une démission

Normalement, on ne devrait pas s’esbaudir de la division spontanée entre le président Patrice Talon et son ministre délégué à la défense nationale Candide Azannaï. Ces deux hommes sont de vrais politiciens sachant évidemment ce qu’il faut servir aux béninois pour les aveugler. C’est un somnifère qu’ils sont en train de préparer pour le peuple afin de l’endormir.

Regardons un instant la lueur politique

La démission du ministre délégué auprès de la présidence de la République chargé de la défense nationale, Candide Azannaï intervient au moment où l’opposition animée par les Léonce Houngbadji, Loth Houenou, Philippe Noudjènoumè, ASSÉ André, Paul Esse Iko, Laurent Mètognon, Kokou Zounon sans oublier tout ceux qui sont dans le front et qui protestaient ainsi contre la révision de la constitution du 11 décembre 1990. Le peuple béninois a salué le courage du président de la « République » de (JONCKET) puisqu’il avait soif. Bien avant ça, le suppléant député, Guy Mitokpè avait affirmé : « Ils ont induis le président Patrice Talon en erreur. « . De quoi parle l’auteur ? Quelques jours après la démission de son patron, le même député Guy Mitokpè a rapidement rejoint les antirévisionistes pour faire échouer le super et cher projet de révision de la constitution de Patrice Talon qu’ils avaient tous soutenu il y a moins de douze mois face à celui qu’ils ont surnommé (YOVO) Lionel Zinsou. Soupir ! Que c’est étonnant ?

Dans la foulée du rejet systématique du projet de révision de la constitution, leur leader charismatique, Chef de l’État, Chef du gouvernement, président de la République, compétiteur né, Patrice Talon monte au créneau et dit qu’il prend acte de la démission de son ministre mais qu’il garde ses sincères amitiés avec Azannaï. Mieux encore, il dit que comme le peuple béninois a refusé la révision, en 2021 il avisera… Et il reste ferme sur son mot fétiche : (J’AVISERAI).

Quelques semaines plus tard c’est-à-dire le 04 Mai dernier, l’animal politique Candide Azannaï fait une grande sortie politique pour célébrer l’an deux de son tentative d’enlèvement sous le régime défunt de Boni Yayi pour conquérir à nouveau son électorat et regagner la confiance des populations béninoises déçues par la gestion autocratique et capitaliste de Patrice Talon et son acolyte Modeste Toboula.

Candide Azannaï : « le 04 mai 2015 est fondateur de l’avènement du Nouveau Départ »

Or, il y a 1 an passé, la même date du 4 Mai était passée quasiment inaperçue puisqu’il y avait aucune manifestation politique pour marquer ce premier anniversaire qui devrait pourtant être plus grandiose que celui-ci puisqu’ils avaient gagné le pouvoir fraîchement. Mais c’était le contraire. Ce sont quelques activistes comme moi qui avaient rafraîchit la mémoire des béninois. Bref ces événements politiques nous amènent à nous poser certaines questions.

Pour qui roule le leader de Restaurer l’Espoir Candide Azannaï ? Pour lui-même ? Pour un autre candidat en 2021? Ou bien n’est-il pas déjà en mission à nouveau pour le Président Patrice Talon ?

Sans conscience en profondeur et sans aller consulter le prêtre Fâ David Coffi Aza ni le « dieu » de Banamè, Candide Azannaï pourrait bel et bien être en mission politique pour le président Patrice Athanase Guillaume TALON qui avait annoncé un mandat unique dans ce même Pays mais qui a eu en quelques mois seulement le goût du pouvoir à la Mugabé, Idriss Déby, Obiang N’Guéma, Sassou N’Guéssou, Blaise Compaoré, Do Santos, Faure Gnassingbé et j’en passe. Le pouvoir est juteux sinon Talon et Trump ne seraient pas candidat malgré leur fortune pour siéger respectivement à la Marina et la Maison Blanche. Qui dit mieux ?

Talon prépare déjà son second mandat et c’est avec le même pion politique Azannaï. Donc, ne vous réjouissez pas de quelconque division entre Azannaï et Talon. C’est un jeu purement et simplement politique.

Parfait Obasanjo ZOLA